Il est crucial d’anticiper la fin de votre bail. Pour une résidence de services (étudiante, seniors, tourisme), le cadre juridique est celui des baux commerciaux, et la sortie n’est pas automatique. Selon l’Article L145-14 du Code de commerce, si vous refusez le renouvellement du bail pour reprendre la main sur votre bien, vous devez verser une indemnité d’éviction à l’exploitant pour réparer le préjudice causé.
Le calcul de l’indemnité : Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de “forfait de 3 ans de chiffre d’affaires”. Les experts utilisent généralement la méthode de l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation) avec un multiplicateur, ou un pourcentage du CA moyen des 3 dernières années. Le risque : Le montant peut être élevé et, en cas de désaccord, la procédure devant le Juge des Loyers Commerciaux est longue et nécessite une expertise judiciaire.
L’alternative : En vendant à un investisseur souhaitant maintenir l’exploitation ou reprendre la gestion via notre cabinet, vous évitez ces procédures complexes et coûteuses. En effet, si le contrat n’est pas résilié, il peut prévoir une clause de tacite reconduction, généralement pour une durée annuelle, triennale ou par périodes de 9 ou 11 ans. L’exploitant poursuit alors son activité et continue de vous reverser les loyers selon les conditions actuellement en vigueur.
Loueur de Meublée Non Professionnelle / Loueur de Meublée Professionnelle
Ce régime fiscal concerne tous les propriétaires de logements mettant leurs biens à disposition en location meublée avec tout le nécessaire pour que le locataire puisse commencer à y habiter dès le début la location. Ainsi la location doit comporter tout le nécessaire mobilier. Quand ceci est compris dans la location le propriétaire du bien est dans une pratique que l’on définit comme de la location meublée. Ce statut du propriétaire lui permet de bénéficier d’un statut fiscal différent permettant de déduire des charges et selon la situation de récupérer la TVA.
Si la location meublée est gérée par l’investisseur lui-même la location peut être de deux natures :
- De courte durée : ce mode de location est de plus en plus en développement avec le développement des plateformes de location mettant en lien les propriétaires avec les locataires pour des séjours de courte durée dans des logements classiques et souvent plus économiques qu’un séjour à l’hôtel. Avec ces nouvelles applications et site internet organisant ce nouveau phénomène, le marché de l’immobilier se retrouve en manque de location plus traditionnelles et de longue durée.
Les dérives de ce phénomène sont nombreuses et les lois visant à le réglementer de plus en plus nombreuses pour éviter un trop grand nombre de locations meublées courte durée et les sous-locations. Un propriétaire louant sur AirBnb par exemple devra posséder des autorisations de commercialité pour louer son logement.
- De longue durée : ces locations de longue durée doivent durer au minimum 1 an (9 mois pour les locataires étudiants : période correspondant à une année d’études) et doivent devenir la résidence principale du locataire. Cette méthode de location diminue les tâches de rotation de locataires, d’entretien ou de réparations…